DÉCOUVERTES

Qu'est-ce qu'un trou noir?

Contenu: Vidéo
Type: Extrait
Source: Groupe ECP
Avec: Hubert Reeves
et Jean-Pierre Luminet
Durée: 02:37

Qu'est-ce qu'un trou noir?

Contenu: Vidéo
Type: Extrait
Source: Groupe ECP
Avec: Hubert Reeves
et Jean-Pierre Luminet
Durée: 02:37

La créature la plus délirante du zoo cosmique est sans contredit le trou noir. Résultat de la contraction ultime de la matière, le trou noir est tellement «attractif» que même la lumière ne peut s'en échapper.

DÉCOUVERTES

Comment détecter un trou noir?

Contenu: Vidéo
Type: Extrait
Source: Groupe ECP
Avec: Jean-Pierre Luminet
Durée: 04:45

Comment détecter un trou noir?

Contenu: Vidéo
Type: Extrait
Source: Groupe ECP
Avec: Jean-Pierre Luminet
Durée: 04:45

Les trous noirs sont parmi les objets les plus opaques de l'Univers. Heureusement, ils sont par contre parmi les plus attractifs, et c'est par leur pouvoir d'attraction démesuré que nous pouvons les détecter. Les trois noirs géants sont les ogres les plus monstrueux du zoo cosmique, mais ils ne sont pas des armes de destruction massive. Les jets de matière qu'ils éjectent auraient contribué à allumer les premières étoiles et à former les premières galaxies.

DÉCOUVERTES

Record de masse

Contenu: Vidéo
Type: Entrevue
Source: Groupe ECP
Avec: Jean-Pierre Luminet
Durée: 01:24

Record de masse

Contenu: Vidéo
Type: Entrevue
Source: Groupe ECP
Avec: Jean-Pierre Luminet
Durée: 01:24

Le record de masse pour un trou noir, détenu depuis janvier 2008, est de 18 milliards de fois celui du Soleil; il s’agit d’un super trou noir occupant le cœur du quasar OJ287, à 3,5 milliards d’années-lumière de nous. Il se paye le luxe d’avoir un partenaire plus petit (toutes proportions gardées!): un trou noir de 100 millions de masses solaires, qui orbite autour de lui en douze années; c’est d’ailleurs l’analyse de l’orbite du petit qui permet d’estimer la masse du gros.

Source: Jean-Pierre Luminet et Elisa Brune. Bonnes nouvelles des étoiles (2009).

IMAGES EMBLÉMATIQUES

Trou noir Sagittarius A*

Contenu: Image
Type: Infra-rouge
et spectromètre
Source: NASA/ESA
Date: 2009

Trou noir Sagittarius A*

Contenu: Image
Type: Infra-rouge
et spectromètre
Source: NASA/ESA
Date: 2009

Au cœur du centre de la Voie lactée se cache un trou noir supermassif, Sagitarius A (Sgr A sur l'image). Il est masqué derrière un tissu de nouvelles étoiles et de gaz. Cette composition est un assemblage d'images des télescopes Hubble (infra-rouge proche) et Spitzer (spectromètre) captées en 2004, 2005 et 2008. C'est la plus détaillée à ce jour.

IMAGES EMBLÉMATIQUES

Cygnus X-1, premier trou noir stellaire (1965)

Contenu: Image
Type: Illustration
Source: NASA/ESA

Cygnus X-1, premier trou noir stellaire (1965)

Contenu: Image
Type: Illustration
Source: NASA/ESA

La première découverte date de 1965. Une source puissante de rayons X et de rayonnement radio fut localisée à l'endroit où se trouvait une étoile visible connue, une géante d'une trentaine de masses solaires. Cette étoile ne pouvait pas être la source d'un rayonnement aussi particulier. Celui-ci devait s'expliquer par la présence d'un compagnon compact en train de lui arracher sa matière comme un aspirateur. Les oscillations gravitationnelles de l'étoile ont confirmé la présence d'un corps d'une dizaine de masses solaires orbitant à une distance de 30 millions de kilomètres en 5,6 jours – soit une proximité proche de la promiscuité. Si l'étoile visible était un ballon de football, son compagnon invisible aurait la taille d'un grain de sable (tout en pesant le tiers du poids du ballon) et tournerait à quelques centimètres seulement de sa surface. Une vraie sangsue! Tout porte à croire qu'il s'agit bien de la première détection d'un trou noir d'origine stellaire (1965). Il fut baptisé Cygnus X-1 (car première source X détectée dans la constellation du cygne). Source: Jean-Pierre Luminet et Élisa Brune, Bonnes nouvelles des étoiles (2009).

IMAGES EMBLÉMATIQUES

L'œuf ou la poule?

Contenu: Image
Source: NASA/ESA, ESO
Date: 2005

L'œuf ou la poule?

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Source: NASA/ESA, ESO
Date: 2005

Les nouvelles observations du quasar HE0450-2958 (au centre) montrent qu’un trou noir géant peut provoquer la formation d’une partie de la galaxie qui l’abritera dans son cœur. Ce scénario pourrait même être très répandu dans l’Univers. On ne savait pas trop cependant qui était à l’origine de l’autre: un trou noir a besoin de matière pour grossir et on peut imaginer celle d'une galaxie en formation s'accumulant au centre finissant par créer un trou noir; à l'inverse, sa force gravitationnelle peut attirer beaucoup de matière autour de lui et on peut imaginer aussi un nuage de gaz tournoyant autour d'un vaste trou noir et finissant par former une galaxie. En somme, le problème est celui de l’œuf et de la poule. Cependant, certains indices montraient que des trous noirs dits de masses intermédiaires peuvent précéder les premières galaxies et ont peut-être plus ou moins servi de germe pour la croissance de ces galaxies primordiales.

INSTRUMENTS

Swift Targets 500 Gamma-ray Bursts

Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Animation
Source: NASA/Goddard Space Flight Center/Swift
Date: 2010
Durée: 01:04

Swift Targets 500 Gamma-ray Bursts

Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Animation
Source: NASA/Goddard Space Flight Center/Swift
Date: 2010
Durée: 01:04

Le satellite américain Swift a été mis en orbite en 2004 pour étudier les sursauts gamma, les explosions les plus puissantes de l'Univers. Depuis sa mise en service, Swift identifie une centaine de sursauts gamma par année. Ce phénomène de haute énergie est associé à la formation d'étoiles à neutron et de trous noirs.

INSTRUMENTS

Milky Way black hole

Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Reportage (ESO cast)
Source: ESO
Avec: Dr J.
Date: 2008
Durée: 06:23

Milky Way black hole

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Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Reportage (ESO cast)
Source: ESO
Avec: Dr J.
Date: 2008
Durée: 06:23

Une équipe de chercheurs attachée à l'Agence spatiale européenne ont suivi durant 16 ans la trajectoire de 28 étoiles autour du centre de la Voie lactée. Leur objectif: mettre en évidence la présence d'un trou noir supermassif.

INSTRUMENTS

Very Long Baseline Interferometer

Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Extrait
Source: Groupe ECP
Avec: Norbert Bartel
Durée: 01:39

Very Long Baseline Interferometer

Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Extrait
Source: Groupe ECP
Avec: Norbert Bartel
Durée: 01:39

Le Very Long Baseline Interferometer (VLBI), ce célèbre réseau de radiotélescopes qui s’étend sur plusieurs continents, est en fait un seul radiotélescope géant dont la parabole a la taille de la Terre! Le VLBI et les quasars (qui abritent un trou noir supermassif) nous permettent d'utiliser un GPS, par exemple, avec une très grande précision.

INSTRUMENTS

La chasse aux trous noirs supermassifs

Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Conférence
Source: TED
Avec: Andrea Ghez
Date: 2009
Durée: 16:26

La chasse aux trous noirs supermassifs

Contenu: Vidéo (anglais)
Type: Conférence
Source: TED
Avec: Andrea Ghez
Date: 2009
Durée: 16:26

Avec les nouvelles données issues des télescopes Keck, Andrea Ghez nous montre comment les optiques adaptatives à la pointe de la technologie aident les astronomes à comprendre les objets les plus mystérieux de notre univers : les trous noirs. Elle apporte aussi la preuve qu'un gigantesque trou noir pourrait se tapir dans le centre de la Voie lactée.

SAVANTS

John Archibald Wheeler, physicien américain

Contenu: Texte
Type: Biographie
Image: University of Texas

John Archibald Wheeler, physicien américain

John Archibald Wheeler est né à Jacksonville, en Floride, le 9 juillet 1911. Il n’a pas encore 22 ans lorsqu’il obtient son doctorat en physique, à l’Université Johns Hopkins. Il effectue ses travaux de recherche de thèse, sur la théorie de la dispersion et l'absorption de l'hélium. John est un expert en fission nucléaire, et la communauté scientifique internationale considérera Wheeler, comme le physicien des physiciens. Il fréquente les grandes personnalités de la physique moderne, comme Niels Bohr et Albert Einstein.

En 1939, il est coauteur du premier article sur la théorie de la fission nucléaire, avec le grand physicien danois, Niels Bohr. Comme lui, il est préoccupé par des questions philosophiques sur la nature du cosmos et la place de l’Homme dans l'Univers. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Wheeler, avec de nombreux autres physiciens, interrompt sa carrière universitaire pour participer à l'élaboration de la bombe atomique américaine. Il travaille sur le Site de Hanford à Washington, pour le Projet Manhattan, où plusieurs grands réacteurs nucléaires ont été construits pour produire le plutonium de la bombe atomique.

Wheeler ravive aussi l'intérêt sur la relativité générale. Il essaie même de terminer le gigantesque projet sur la théorie unifiée, chère à Albert Einstein, mais sans succès, la gravitation, l'électromagnétisme, la force nucléaire forte et faible n'entrent pas dans son espace-temps courbé. Selon Einstein, ces quatre forces sont probablement des manifestations différentes d'une seule et même force. Aujourd'hui encore ces quatre forces restent à unifier. Mais le travail de Wheeler sur la relativité générale inclus, la théorie de l'effondrement gravitationnel. C'est à partir de cette théorie que le terme de «trou noir» a été inventé, lors d'une conférence qu'il a donnée à la Goddard Institute of Space Studies, en 1967.

On doit aussi à Wheeler, l'équation de Harrison-Wheeler qui décrit la matière nucléaire à haute densité. Dans les étoiles à neutrons, contrairement aux planètes et aux étoiles ordinaires, les champs magnétiques sont super puissants, tellement puissants qu'ils déforment jusqu'aux atomes constituant la matière. John Wheeler popularisa le terme de trou noir pour désigner ce que l'on nommait à l'époque, «astres occlus».

De 1930 à 1978, il est professeur à Princeton. Sa priorité est l'enseignement des jeunes esprits, qu'il considère comme les plus importants et parmi ses étudiants diplômés, il y avait Richard Feynman, Kip Thorne, Jacob Bekenstein et Hugh Everett. Il dirigea d'ailleurs la thèse d'Everett qui introduisit l'interprétation de la mécanique quantique connue sous le nom des «univers multiples».

De 1976 à 1986, Wheeler est directeur du Centre de physique théorique à l'université du Texas. En 1997, Wheeler reçoit le Prix Wolf en physique. John Archibald Wheeler, est mort à 96 ans d’une pneumonie, le 13 avril 2008 à Hightstown, dans le New Jersey.

LES PENSÉES DE JOHN WHEELER

L'esprit tourmenté de John Wheeler: «On peut parler de personnes comme Bouddah, Jésus, Moïse, Confucius... Mais ce qui m’a vraiment convaincu qu’elles avaient existé, ce sont mes conversations avec Niels Bohr.» Il réfléchira profondément sur le rôle de l’observateur en mécanique quantique et même sur l’idée d’une création évolutive de l’Univers et de la conscience. On trouve parfois dans ses écrits des références à la philosophie hindoue.

Au cours de ses spéculations philosophiques, certains de ses collègues se demandaient si Wheeler n’était pas devenu un peu fou. Cela le conduisit aussi à chercher dans la théorie de l’information, les racines des lois de la physique. Là encore, Wheeler montre son génie visionnaire, car c'est un champ actif de la recherche actuelle, en particulier avec les travaux sur l'information quantique.

Wheeler est tourmenté par la complexité de l’Univers, qui défie l'esprit humain. Malgré tout, il a confiance aux capacités de l'humanité à percer les secrets de l’Univers. «C’est à partir de peu de chose, que chaque particule, chaque champ de force, l'espace-temps lui-même, engendre sa fonction, sa signification, son existence entière, même si dans certains cas les machines informatiques répondent que par oui ou par non.

«C'est ce “peu”, qui symbolise l'idée que chaque élément du monde physique a très profondément, dans la plupart des cas, une source immatérielle, que nous appelons la réalité qui surgit de l'analyse du oui ou du non, enregistré par les machines, en bref, que toutes les choses physiques sont des informations théoriques sur l'origine et que cela correspond à un univers participatif.

«Nous vivons encore dans l’enfance de l’espèce humaine, tous les horizons que sont la biologie moléculaire, l’ADN, la cosmologie, commencent juste à s’ouvrir. Nous sommes justes des enfants à la recherche de réponses et à mesure que s’étend l’île de la connaissance, grandissent aussi les rivages de notre ignorance.

«Sûrement un jour, on peut l’espérer, nous saisirons l’idée centrale derrière toute chose. Elle sera si simple, si belle, si convaincante que nous nous dirons alors: oh, comment cela aurait-il pu être autrement! Comment avons-nous fait pour rester aveugle aussi longtemps!»

Adapté de Christian Simoes, http://www.astronoo.com
Image: University of Texas